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Fanta : Halloween sans direction artistique.
Une image impressionnante n’est pas nécessairement une bonne publicité.

Pour l’Halloween, Fanta a décidé de voir grand. Avec Haunted Universe, la marque lance un univers peuplé de monstres, de créatures fantastiques et même de Ghostface, le célèbre personnage de Scream.
Développée avec le studio GRAiL, la campagne fait largement appel à l’intelligence artificielle pour donner vie à cet univers. L’ambition est claire : faire de Fanta une marque aussi associée à l’Halloween que Coca-Cola l’est à Noël.
Mais le résultat ne fait pas l’unanimité.
Sur les réseaux sociaux, les critiques se multiplient. Qualité visuelle discutable, montage maladroit, esthétique artificielle… Certains dénoncent une publicité qui semble avoir privilégié les possibilités technologiques au détriment de la qualité créative.
Le magazine spécialisé Creative Bloq va jusqu’à qualifier la campagne de véritable spectacle d’horreur généré par IA.


Le problème, ce n’est pas l’IA.
J’utilise l’IA dans mon travail. Ce qui me dérange ici, c’est le résultat qu’on a jugé assez bon pour porter la marque Fanta.
Les effets s’accumulent, mais qu’est-ce qu’on retient, à part la façon dont la publicité a été fabriquée?
Une image impressionnante n’est pas nécessairement une bonne publicité. Une animation spectaculaire ne remplace pas une direction artistique réfléchie.
Et surtout, ce n’est pas parce qu’on peut produire quelque chose qu’on devrait le publier.

Quand la technologie prend toute la place.
Une pub qui fait réagir n’est pas forcément une pub qui échoue. Fanta fait parler d’elle. Mais ça ne suffit pas à rendre la création convaincante.
Pour moi, le travail reste le même : choisir ce qui sert la marque, retravailler ce qui ne tient pas et savoir dire « ce n’est pas prêt ». Même quand l’outil permet d’en produire dix autres dans la journée.
L’outil peut produire. Il faut encore quelqu’un pour choisir.
Source officielle : Coca-Cola Company